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Tendance de consommation : le flexitarisme

Les débats autour de la viande connaissent un intérêt médiatique amplifié depuis quelques années, et influencent nos habitudes de consommation. Partisans et détracteurs se succèdent pour s’interroger sur cette pratique alimentaire et mettre en avant des arguments à la fois sociétaux et nutritionnels.

Le flexitarisme est un sujet au cœur du débat. Apparu dans les années 1990 aux Etats-Unis, ce terme désigne la pratique alimentaire qui consiste à limiter sa consommation de viande, sans pour autant devenir végétarien. On estime qu’environ un tiers des ménages français limite leur consommation de protéines animales (alors que ce chiffre n’était que d’un quart en 2015). Cette tendance alimentaire séduit notamment les moins de 35 ans et les plus de 65 ans (ces derniers estimant ne plus avoir de besoins nutritionnels justifiant cette consommation.)

« Les consommateurs
sont en attente de choix,
mais aussi de
transparence vis-à-vis de
ce qui se trouve dans leur
assiette. »
Clotilde Roux,
Rédactrice culinaire

Le flexistarisme : un phénomène en progression quand le végétarisme reste une tendance confidentielle » :

Le flexitarisme est envisagé par ses adeptes comme une opportunité de mettre en place une exigence de qualité, de sécurité ou encore d’éthique vis-à-vis de la viande et de notre manière de la consommer. Pour certains, ce comportement est une manière d’afficher leur individualité, c’est à dire de prendre position via leur alimentation en affirmant que l’on est « quelque chose ».

Selon le professeur Philippe Legrand (docteur ès sciences en physiologie de la nutrition), le flexitarien est tout simplement un omnivore intelligent, qui se pose la bonne question : dans quelle proportion dois-je manger tel ou tel aliment ?

En effet, il n’existe pas de « bons » ou de « mauvais » aliments pour notre santé, tout est une question de quantité et de fréquence. Actuellement, pour la viande rouge, il est recommandé de ne pas en consommer plus de 500g par semaine, ce qui bien au dessus de la consommation moyenne réelle française qui est de 370g par semaine (source : CREDOC.) Le seuil recommandé n’est donc pas dépassé !

Le modèle alimentaire français (qu’on nous envie partout dans le monde) repose sur des valeurs essentielles : la variété, l’équilibre et surtout le plaisir. Cette notion du plaisir de manger, qui fait écho à la convivialité du « repas à la française » et à la recherche de goût, est indissociable de la culture du bien manger dans notre pays. Cependant, elle ne doit pas faire perdre de vue aux marques de l’agroalimentaire la nécessité de prendre en compte les évolutions sociétales pour adapter leurs produits aux attentes des consommateurs, et s’engager vers toujours plus de transparence et de qualité.

En résumé, les flexitariens représentent une tendance actuelle qui consiste à manger moins de viande, mais à en manger mieux. Ces consommateurs avisés font le choix de manger de tout, mais de façon raisonnée et raisonnable, en redonnant du sens à leur alimentation.

 

Pour en savoir +, téléchargez le compte-rendu pdf de la première édition des rencontres du MeatLab CHARAL sur le flexitarisme, EN CLIQUANT ICI