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L’hédonisme culinaire, ou le plaisir de bien manger !

Si l’alimentation est vitale pour le bon fonctionnement de notre organisme, 59% des Français considèrent l’alimentation comme un plaisir, avant d’être un besoin. Manger doit avant tout faire du bien. Qu’il soit un moment de gourmandise, de partage ou de détente, l’acte de manger permet de se faire plaisir tout en apportant à son organisme ce dont il a besoin. Dans cette recherche de plaisir, les consommateurs privilégient la qualité à la quantité. L’alimentation devient alors un vrai plaisir épicurien !

 

D’après une enquête menée par IPSOS, 63% des Français estiment qu’on fait de plus en plus la morale sur la façon dont il faut se nourrir et en ont assez qu’on leur dise ce qu’ils doivent et ne doivent pas faire ! Manger doit être avant tout un plaisir et non une source de stress ou d’angoisse. C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que la revue 180°C – qui se qualifie de revue hédoniste – a rédigé la déclaration des « Libres-Mangeurs ».

 

Qu’est-ce que le plaisir alimentaire? Les physiologistes le définissent comme « un état de bien-être transitoire provoqué par l’anticipation de la consommation d’un aliment ou par la consommation d’un aliment ». Or, il a longtemps été considéré comme inconciliable avec une alimentation saine, avec d’un côté des aliments « plaisir » et de l’autre des aliments « santé ».

 

Des études récentes en psychologie et en neurosciences amènent à faire changer progressivement les idées reçues.

« Le comportement alimentaire est régulé par différentes voies nerveuses et le fait de manger est ainsi contrôlé à la fois par les besoins énergétiques de l’organisme, mais aussi par le plaisir associé à la nourriture », expliquent des chercheurs du laboratoire Biologie fonctionnelle et adaptative du CNRS.

Le plaisir alimentaire est à la base de la construction de nos choix et comportements alimentaires. Il est aussi un facteur clé dans les processus de satiété car la « satisfaction » est un critère important pour décider d’arrêter de manger.

« Le plaisir alimentaire n’est pas lié à la quantité de nourriture. Des études montrent que lorsqu’on mange un aliment dont la valeur hédonique est élevée – un aliment qu’on aime –, on mange moins. Parce qu’on est satisfaits. », selon Karine Gravel, nutritionniste et docteure en nutrition.

Alors, comment se faire plaisir en mangeant ? Tout d’abord, en se laissant aller à des expériences sensorielles : le goût, l’odorat, le toucher, la vue mais aussi l’ouïe, tous nos sens sont en éveil lorsque l’on s’alimente. Le plaisir passe aussi par l’achat de produits de qualité et à la découverte de nouveaux goûts, saveurs et textures. D’ailleurs, les Français l’ont bien compris puisqu’ils sont 77% à déclarer qu’ils aiment se faire des petits plaisirs avec des produits alimentaires et qu’ils les considèrent même comme un « petit luxe » qu’ils s’octroient !

Il y a également le plaisir de partager un moment de convivialité, celui aussi de faire plaisir, d’expérimenter de nouvelles recettes, ou tout simplement celui de se laisser aller à la gourmandise.

« Les clients qui me disent qu’ils sont gourmands, je trouve ça très positif. Souvent, ce sont des personnes qui aiment planifier des recettes, choisir de bons ingrédients, cuisiner », souligne Karine Gravel.

Et les Français savent se faire plaisir, puisqu’ils sont plus de la moitié à déclarer cuisiner tous les jours.

L’alimentation peut être un véritable plaisir pour nos sens, tout comme une source de vitalité et de bien-être  pour notre organisme. Ainsi, loin de l’adage « il faut manger pour vivre et non vivre pour manger », choisissez plutôt de vous nourrir de plaisir !

Sources :

Enquête IPSOS, « Tous omnivores », Juillet 2017

Etude Kantar TNS, « Food 360 », Octobre 2016

Etude Kantar TNS, « Food 360 », Octobre 2018

« Comprendre les liens entre plaisir alimentaire et nutrition pour promouvoir une alimentation saine et durale », article paru dans le magazine Grandes écoles et Université, Janvier 2015

« Etes-vous un mangeur épicurien », article de Marie Allard, paru dans La Presse, Octobre 2016