Charal, nouveau partenaire de Jérémie Beyou
J-1 avant le coup d’envoi de la 48e Solitaire URGO Le Figaro !

Une semaine après être arrivé à Bordeaux, c’est un Jérémie Beyou gonflé à bloc qui s’apprête dimanche à prendre le départ de La Solitaire URGO Le Figaro pour la 16e fois. Nuits de dix heures, repas à heures fixes, séances d’ostéopathie, sport : le skipper de Charal s’est astreint pendant tout son séjour sur les bords de la Garonne à une discipline stricte pour arriver le plus frais possible au départ de la première étape. Celle-ci débutera dimanche à 14h30 depuis Pauillac, où les 43 solitaires arrivent samedi en fin d’après-midi à l’issue du prologue.

« Au sein du l’équipe Charal, nous nous sommes organisés de façon à me libérer d’un maximum de contraintes », commente Jérémie qui, depuis le milieu de la semaine, enchaîne les sollicitations médiatiques, preuve que son retour sur La Solitaire URGO Le Figaro avec un nouveau partenaire à ses côtés ne laisse pas insensible. D’habitude assez « diesel » sur la première étape, qu’il n’a jamais remportée, le Finistérien s’est fixé comme objectif d’être d’entrée dans le match, d’où l’accent mis sur tous les détails de sa préparation. « C’est très important de partir bien reposé, la notion de sérénité est capitale pour moi. Au niveau motivation et repos, tous les réservoirs sont pleins. »

Et il faudra qu’ils le soient car le départ dimanche dans la Gironde s’annonce copieux avec du près au programme, ce qui fait dire au skipper de Charal : « La Gironde au près, cela veut dire enquiller des dizaines de virements, il y a beaucoup de bouées à respecter donc à ne pas oublier, des bancs de sable, il faut éviter de s’échouer, faire attention aux collisions, et si tu ne prends pas un bon départ, ça peut devenir stressant car normalement, ça s’échappe par devant. Mais l’expérience me dit que dans pareil cas, il ne faut pas s’énerver. Après tout, ce n’est qu’un tronçon de 30 milles sur 525. L’important est de ne pas sortir de là épuisé et de vite s’alimenter la première soirée pour bien attaquer le passage en mode océanique. »

La suite du programme ? Une remontée au près toujours vers la Chaussée de Sein qui pourrait se terminer dans du vent fort – « Je pense que je ne me ferai pas piéger à cette allure au niveau carburation, il faut beaucoup barrer, je sais que je suis là en termes de résistance », commente Jérémie -, avant une longue descente du Golfe de Gascogne plein sud vers Gijon, où « l’atterrissage » est souvent redouté des solitaires. « Comme la baie est très encaissée, les vents ont du mal à rentrer dedans. Il faut arriver à se reposer avant d’arriver sur Gijon, parce que tout peut être chamboulé dans les derniers milles. »

Bref, c’est une vraie grosse étape de Figaro qui attend la flotte et un Jérémie Beyou dont la sérénité n’a d’égale que l’envie d’en découdre. « J’ai l’habitude de me fier à ma préparation, ma troisième place sur la Solo Maître CoQ me fait penser que je suis sur une courbe positive. Je la vois comme un bon signe, j’ai montré que j’étais là. Et puis dans ma tête, je suis heureux, je suis privilégié d’avoir signé ce partenariat avec Charal à qui j’ai envie d’offrir une belle Solitaire. J’y vais pour la bagarre. Ce qui me motive, c’est d’être devant ! »