Charal, nouveau partenaire de Jérémie Beyou
15 juin - Etape 3 : « SACRÉ CHALLENGE » POUR JÉRÉMIE BEYOU

36 heures chrono ! Arrivée dans la nuit de mardi à mercredi en Cornouaille, la flotte de La Solitaire URGO Le Figaro repart dès aujourd’hui à 14h pour la 3e étape, une boucle de 150 milles. A la fois déçu de la performance globale et satisfait de sa remontée et du résultat à Concarneau (11e place), Jérémie Beyou, combatif et requinqué, attaque ce sprint, décidé à continuer à progresser.

2e étape : « Une petite victoire »

Le départ de la 2e étape de La Solitaire URGO Le Figaro entre Gijón et Concarneau aura été bien compliqué pour Jérémie Beyou. D’abord en raison d’un retard à l’allumage de sa part : « C’est le gros point noir, ça fait deux étapes que je me rate au départ, il faut vraiment que je trouve les solutions », reconnaît-il lucidement. Ensuite parce que son choix stratégique de partir sur la droite du plan d’eau ne s’est pas avéré fructueux, le vent espéré désertant les lieux. Relégué loin de la tête de flotte, le skipper de Charal confie avoir douté : « Le premier matin, c’était vraiment dur. Pendant quelques heures, je me suis demandé ce que j’étais venu faire là. » Le temps d’une courte sieste qui lui a permis de reprendre ses esprits et la ténacité naturelle de Jérémie est revenue au galop : « A un moment, j’ai mis mon ego dans ma poche et je me suis dit qu’il fallait prouver que j’étais capable de remonter. Je viens aussi sur cette course pour me remettre en question. Si je baisse les bras quand je me retrouve 40e, c’est que je ne suis pas venu pour les bonnes raisons. » Le couteau entre les dents, le Finistérien repart alors au combat, grappillant place par place pour finir 11e à Concarneau, à seulement 18 minutes du vainqueur, Adrien Hardy. « Au final, j’ai le sentiment de ne pas avoir si mal navigué et d’avoir réussi à trouver du plaisir dans cette remontée. Je suis fier de ça, c’est une petite victoire et ça me servira demain. Ce n’est pas spectaculaire vu de l’extérieur, mais de l’intérieur, ça m’a demandé une grosse implication. »

Priorité à la récupération

Arrivé à 2h dans la nuit de mardi à mercredi, Jérémie Beyou reprend la mer aujourd’hui à 14h pour la 3e étape, soit un délai très court de 36 heures. D’où le soin apporté par le skipper de Charal et son équipe à une somme de petits détails, afin de lui permettre de bien récupérer. La priorité ? Soigner le bateau, tâche confiée au préparateur Yann Le Breton. Puis il faut récupérer : Jérémie a eu le droit mercredi à deux séances de massage, à des repas équilibrés et à une attention particulière de l’équipe. Philippe Legros, responsable de la performance au sein du team Beyou Racing, a défriché la météo de la 3e étape et débriefé la précédente avec le skipper de Charal : « Nous avons mis le doigt là où ça fait mal pour faire en sorte que je m’améliore. Il faut que j’arrive à mettre toutes les pièces bout à bout », commente Jérémie qui a également partagé un moment convivial hier soir avec les équipes Charal, autour du Foodtruck de la marque sur le port de Concarneau. L’état d’esprit avant de remettre le couvert à 14h ? « C’est un peu comme si l’étape continuait, l’objectif pour moi est de rester dans l’énergie de la fin de l’étape précédente et de m’en servir pour bien attaquer celle-ci. C’est un sacré challenge de repartir si vite, mais c’est motivant. »

3e étape : une arrivée « chamboule-tout » ?

Pour la première fois, Jérémie Beyou va expérimenter le format sprint sur la 3e étape, une boucle de 150 milles autour de Concarneau via Belle-Ile et la Cardinale Sud Banc de Guérande. « A priori, c’est un format qui me convient bien, je regarde cette étape sans trop d’appréhension », confie le skipper de Charal. La météo ? « On est en ce moment sous l’influence d’un anticyclone avec un peu de gradient de pression. Nous devrions avoir droit à toutes les allures pendant cette étape, avec d’abord l’accent mis sur la vitesse et le positionnement, et davantage de stratégie sur la fin. L’arrivée est prévue à la mi-journée vendredi, on verra si une brise thermique s’établit, ça peut encore être une arrivée chamboule-tout, il faudra être aux aguets jusqu’à la fin. »