Charal, nouveau partenaire de Jérémie Beyou

23 juin - JÉRÉMIE BEYOU : « ON APPREND TOUJOURS D’UNE SOLITAIRE »

La 48e Solitaire URGO Le Figaro n’aura pas répondu aux attentes de Jérémie Beyou : 14e de la dernière étape et 13e au général, le skipper de Charal ne cache pas qu’il attendait mieux. S’il compte analyser sa course avec plus de recul, il pense d’ores et déjà à rebondir, ce qu’il a fait maintes fois par le passé.

Jérémie, comment analyses-tu cette dernière étape ?

Jérémie Beyou : « Je suis déçu. Je prends pourtant un bon départ mais je me suis ensuite pris un casier dont j’ai eu du mal à me défaire, je me suis du coup fait décrocher des 4-5 de tête avec qui j’étais. Ensuite, j’ai réussi à m’accrocher et à revenir, je me suis bien positionné, mais je ne sais pas pourquoi, sur tout le bord de portant en Manche, il m’a manqué de la vitesse, j’ai du mal à l’expliquer. Ce n’est pas très agréable, j’ai passé deux jours à regarder sous le bateau, à faire des marches arrière, à me demander ce qu’il se passait, je n’ai rien trouvé. Il va falloir que je comprenne. »

Dans quel état physique termines-tu cette étape et La Solitaire URGO Le Figaro ?

JB : « Je suis fatigué, parce que je me suis constamment battu pour tenir ma place, j’étais convaincu d’avoir les moyens de terminer parmi les cinq premiers. J’avais la sensation que j’étais mieux dans le rythme au fur et à mesure que les étapes défilaient. Au final je termine 14ème de l’étape, c’est difficile à avaler, je ne suis pas récompensé mais c’est la vie. Cela s’est enchaîné très vite après le Vendée Globe, j’ai sans doute manqué de préparation par rapport à la concurrence. Il y avait un plateau très relevé cette année, d’ailleurs je félicite Nicolas Lunven qui mérite amplement sa victoire. »

13e au final, que retiens-tu de cette 48e édition ?

JB : « Ce n’est clairement pas le résultat que je venais chercher. Je m’étais habitué à faire des podiums depuis quelque temps et j’ai connu tellement de belles choses sur cette course que ça fait un peu de mal de se retrouver à cette place. Ça met un petit coup sur la tête, c’est normal, je suis un compétiteur. Mais c’est aussi ce que j’étais venu chercher, ça fait toujours du bien de naviguer et de se remettre en question sur un support différent. Je vais ravaler mon orgueil et demain, je suis sûr que cette expérience me servira. On apprend toujours d’une Solitaire. Cela m’est déjà arrivé de faire un résultat comme ça sur La Solitaire et d’être sur le podium ou de gagner l’année suivante. Je suis un combatif, j’arrive toujours à me relever. »

Quel est désormais ton programme ?

JB : « J’ai deux semaines de vacances qui vont me faire du bien, je vais rester à la maison, sans faire de bateau, peut-être un peu de kite et de wake. Puis je me tournerai vers l’avenir et ce beau projet qui va nous amener à construire l’IMOCA 60 Charal. Je dois aller voir les maquettes à l’échelle 1 du cockpit que nous avons récupérées, nous avons aussi les plans de carène à valider pour début juillet. J’ai hâte de voir tout ça, c’est une autre grande aventure. »