"Des prés de France à votre assiette", Charal s'engage jour après jour.
Lisez nos deux dossiers complets sur la viande et la nutrition.
Des réflexions ouvertes
La première question serait de savoir quelle proportion de ces 5 kilos de protéines végétales pourrait se retrouver directement dans nos assiettes ? Qui de nous serait prêt à manger de l'herbe, du trèfle, du foin ou des tiges de maïs hachées, à supposer que l'organisme humain soit capable de les digérer ?
Certes, nous nourrissons également nos bovins avec du maïs en grains qui pourrait, une fois transformé, entrer dans l'alimentation
humaine. Mais tous aliments et fourrages confondus, le véritable rendement protéinique de l'élevage n'est plus de
1 à 5 mais de 1 à 1,4. C'est ce qu'a calculé Simon Fairlie, un éleveur et auteur britannique
dans son récent ouvrage "Meat". Végétarien convaincu, il s'est converti à la consommation de viande après être devenu
éleveur de chèvres laitières : que pouvait-il bien faire des mâles qui naissaient dans son élevage...
sinon les manger ?
La réponse est la même pour nous : pour produire du lait, il faut faire saillir les vaches et donc accepter leurs petits, qu'ils soient mâles ou femelles. Ou alors se passer de lait, de fromage de yaourts... et de viande. Un peu radical non ?